ALonga Mali, petit village de l’est du Cameroun, une centaine de trous remplis d’eau parsèment les alentours du village, d’anciennes mines d’or abandonnées devenues des « lacs de la mort » et qui ont entrainé une « catastrophe écologique ».

« Ce sont des +lacs de la mort+ créés par des exploitants miniers. Il y a eu au moins quatre cas de noyade », se désole Eugène Phausard, chargé de communication de la mairie de Bétaré Oya, la localité voisine.

« Les enfants viennent régulièrement se baigner là », ignorant pour la plupart les risques de noyade encourus, explique-t-il, alors que certains trous font plus de 30 mètres de profondeur.

En 2017, au moins 47 personnes sont mortes dans cette région sur ces sites miniers laissés à l’abandon, selon l’ONG Forêts et développement rural (Foder). En mars, deux autres victimes ont été enregistrées.

L’absence de réhabilitation de ces sites « est très préoccupante » car ils « sont devenus des tombeaux ouverts », affirme l’abbé Patrice Baktala, curé de la paroisse de Bétaré Oya.

L’abandon de ces mines « fait partie des problématiques majeures auxquelles nous sommes confrontés », admet Gabriel Yadji, responsable régional du ministère des Mines dans l’est du Cameroun.

D’après lui, l’exploitation minière s’est faite « en violation de la réglementation », mais les autorités ont engagé des « actions de police » pour que les exploitants agissent.

« Il y a des offres de services pour aider le gouvernement à réhabiliter » ces anciennes mines, assure-t-il, précisant que des études sont toutefois nécessaires pour déterminer ce qui doit être fait.

La commune de Betaré Oya, environ 80.000 habitants, a accueilli par le passé de nombreux exploitants miniers chinois, coréens, canadiens, américains, sud-africains, venus chercher de l’or.

Entre 2011 et 2014, au plus fort de l’activité minière, plus de 100 compagnies minières y étaient présentes, la plupart chinoises.

𝐒𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐚 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐁𝐚𝐭𝐨𝐮𝐫𝐢 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞 𝐝𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐚𝐦𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐨𝐫𝐝𝐮𝐫𝐞𝐬, 𝐮𝐧 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐧𝐝𝐢𝐬𝐩𝐞𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐪𝐮𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐥𝐨𝐧𝐠𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬. 𝐂𝐞 𝐯𝐞́𝐡𝐢𝐜𝐮𝐥𝐞, 𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐨𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐫𝐞̂𝐭𝐞́, 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀ 𝐮𝐧 𝐚𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐨𝐭𝐢𝐝𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐡𝐞𝐭𝐬. 𝐃𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐬, 𝐥𝐞 𝐌𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚 𝐚𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞́ 𝐪𝐮𝐞 𝐥’𝐚𝐜𝐪𝐮𝐢𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐛𝐞̀𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫𝐚 𝐝𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐥𝐨𝐠𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞.

𝐋𝐞 𝐌𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐌𝐛𝐞𝐥𝐞𝐬𝐬𝐚 𝐢𝐧𝐜𝐚𝐫𝐧𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐦𝐨𝐝𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐞𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞, 𝐨𝐮̀ 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐥’𝐚𝐦𝐞́𝐥𝐢𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞𝐬. 𝐒𝐨𝐧 𝐥𝐞𝐚𝐝𝐞𝐫𝐬𝐡𝐢𝐩 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐮𝐢 𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐁𝐚𝐭𝐨𝐮𝐫𝐢, 𝐞𝐭 𝐮𝐧 𝐞𝐱𝐞𝐦𝐩𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬.

𝐂𝐞𝐥𝐥𝐮𝐥𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 – 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐚𝐭𝐨𝐮𝐫𝐢